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Après six mois de travaux, le pont de décharge de Pontoise-lès-Noyon est enfin opérationnel. Son inauguration s’est déroulée mercredi 13 décembre.


Après le coupé du ruban, les invités se sont tous retrouvés à la salle polyvalente. Le projet a été présenté et les élus se sont exprimés. Etaient présents : Jacques Soufflet, maire de Pontoise, Philippe Basset, maire de Varesnes, Gérard Seimbille, président de l’Entente, Patrick Deguise, président de la Communauté de communes du pays Noyonnais, Nadège Lefebvre, présidente du Conseil départemental de l’Oise et de nombreux riverains et invités.

 

« On préfère construire des ponts que des murs », a résumé Jacques Soufflet, maire de Pontoise-lès-Noyon, lors de son allocution, et Nadège Lefebvre de renchérir : « la construction de ce bras de décharge est un véritable soulagement. C’est surtout une réussite collective et un bel exemple de coopération républicaine. Elle est avant tout due à la détermination des habitants de Varesnes et de Pontoise-lès-Noyon qui ont surmonté les épreuves sans jamais perdre espoir. »

 

Ce pont de décharge de 50 mètres est réalisé sur la RD934 à l’entrée de Pontoise-lès-Noyon, en rive droite des communes de Morlincourt et de Noyon. Il permettra de faciliter l’écoulement des eaux lors des crues de l’Oise et engendrera une baisse notable des crues à Varesnes, Pontoise-lès-Noyon et en amont à Brétigny. Toutes les mesures ont été prises pour éviter les risques de pollution des eaux superficielles du cours d’eau pendant les travaux.

 

 

inauguration

 

 

Historique du projet :

-Suite aux inondations de 1993, 1995, 2001, 2003, une digue a été construite illégalement dans le lit majeur de la rivière Oise sur le périmètre de Varesnes.

-Les services de la Préfecture de l’Oise ont déclaré cette digue non seulement illégale, mais également dangereuse et non conforme aux règles de l’art.

-L’Etat a donc imposé son arasement complet en septembre 2015.

-La phase d’échanges difficiles entre la préfecture et la commune de Varesnes s’est traduite par un arasement progressif de la digue et l’émergence d’une demande locale de réaliser, en « compensation », cet ouvrage de décharge.

-Après quelques mois à négocier le plan de financement et le portage du dossier, la décision a été adoptée à l’unanimité au Conseil communautaire, prise sur l’accord d’un financement à 50 % par le département, 30 % par la CCPN, 12 % par la région et 8 % par l’Entente Oise-Aisne.